Mardi 26 août 2008
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16:26
Comme film de zombies, 30 days... n'est pas mal. Ok, il s'agit de vampires, mais souvenez-vous de ces
plongées hélicoptère sur les rues de la ville envahies et dévastées, façon reportage de guerre. À quoi pensiez-vous, à ce moment-là ? La meilleure réplique du film: l'un des monstres, se
rendant compte que le soleil ne se lèvera plus avant un mois et que le buffet (froid) est gratuit, s'exclame "on aurait dû venir plus tôt !"
Mis en scène sans éclat mais sans honte, le film n'est absolument pas la daube qu'on tentait à sa sortie de nous faire éviter. La direction artistique est honnête, les bourrasques et autres
engelures plutôt convaincantes. Josh Hartnet, quand à lui, est bon. On ne le prenait pas très au sérieux au début de sa carrière, mais le bonhomme a prouvé ce qu'il fallait dans le
Dahlia Noir. Et je ne dis pas ça parce qu'il me fait vaguement penser à Morten Harket.
"Winter has covered all my home...", comme le chantait A-hA en 1988...
Evelyn.
Par Evelyn Dead
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Dimanche 27 juillet 2008
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23:19
De notre envoyé spécial, Steve McQueen dans The Thomas Crown Affair.
La Martinique, à certaines heures, c'est un peu comme un film de Coppola.
À d'autres, lorsque PtitCaillou se repose d'une journée riche en trucs divers, ça vire vers du Egoyan période Exotica.
Lorsque tu sors de l'aéroport, ceci dit, outre la chaleur étouffante qui t'accable et avec laquelle il te faudra pourtant composer tout au long de ton séjour, ce qui peut
te marquer très fort, c'est un arbre du voyageur.
Ne perds jamais de vue, cependant, que la Martinique, c'est surtout le pays du string, tu n'oublieras pas d'en parler à Ozon ou
Almodovar.
À très vite, tout le monde.
ED.
Par Evelyn Dead
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Samedi 12 juillet 2008
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21:28
Londres, by night.
Un type sans histoire, mais qui a horreur des bêtes, tombe au milieu d'un dance contest opposant de jeunes yuppies aux dents longues à de vieux cabots crades et pouilleux. Laquelle des deux
bandes pisse le plus loin ? C'est tout l'enjeu du film, une honnête série B pas trop cheap qui fait le bon choix de se prendre au sérieux afin de limiter la casse. De fait, les comédiens ne sont
pas si mauvais, mention spéciale à Kate "Pearl Harbor" Beckinsale qui s'y croit vraiment en tueuse de loup-garous, et nous aussi du coup. Un gros noir baraqué fait plus peur sous cette forme que
sous la lune, et à un moment, un type nommé Viktor finit la tête coupée en deux, sympa.
Underworld 2 vaut plus le coup, avec plus de moyens, plus de bêtes, plus de tout. Mais on n'y entend goutte si l'on ne s'est pas fadé le premier. Dont acte.
Evelyn Dead.
Par Evelyn Dead
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Jeudi 10 juillet 2008
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07:08
Bon, faut aimer la glisse, l'adrénaline, la testostérone (c'est bon, et puis quand t'as commencé, t'arrêtes plus), et il faut ne pas l'avoir vu depuis assez longtemps, mais si toutes ces
conditions sont réunies, le film de l'été 2008, c'est POINT BREAK.
Je vois des qui ricanent. Déjà.
POINT BREAK, c'est pas dur. Johnny Utah (comme la ville) est sous la pluie, au début du film. Ensuite, il se fait des potes sur la plage et va se baigner. Une fille se baigne elle
aussi, et un peu plus tard, dans un lit, elle est encore toute mouillée. Pendant que ses potes surfeurs suent à grosses gouttes sous des masques de carnaval, Johnny a les mains moites et se prend
quelques rouleaux.
À la fin, une vague monstrueuse déroule son ruban, sous la pluie toujours, et Johnny doit couper le cordon d'avec son mentor, un certain Bhoddi qui préfèrera toujours l'écume aux lèvres
(fussent-elles celles d'une brunette qui évoque un peu Ptitcaillou l'année dernière à marée basse) (!)
Je ne comprends rien à ce post qui une fois de plus conjugue érotisme, vie privée et critique ciné. Ah, mais on me signale qu'il est 7h25, et soudain tout s'éclaire.
Evelyn.
Par Evelyn Dead
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Mercredi 9 juillet 2008
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08:58
"Préparez votre fuite", proclame l'affiche.
C'est exactement ça. Et n'achetez pas le dvd, serait-il en promo à deux-trois euros. Ne faites pas les mêmes bêtises qu'Evelyn, faites-en d'autres et échangeons, comme les vignettes Panini du
temps d'avant.
Scarlett et Ewan portent des noms à coucher dehors, Delta Jordan 3 ou encore Shoubida Rimmel 7, mais n'ont encore jamais couché, ni dedans ni dehors. Leur seul espoir de se dévergonder: finir sur
l'Ile, s'ils sont tirés au sort. Enfin, c'est ce qu'ils croient, jusqu'à ce que la vérité ne leur explose à la figure. Le monde extérieur n'est pas irradié, comme on le leur raconte depuis le
début du film, l'Ile n'existe pas, et pour niquer, c'est pas tout de suite, puisque ça n'est pas prévu.
Ivres de rage, les deux amants de plastique sortent du complexe militaro-médicale et vont foutre le boxon sur une autoroute, histoire de défouler leurs pulsions. C'est un peu après cette séquence
que je me suis tourné vers ma compagne pour lui faire comprendre que moi, j'étais pas en plastique et que c'était même prévu, depuis longtemps. Stoïque et consciencieuse, elle est restée face à
l'écran jusqu'au générique, mêlant ronronnement de plaisir et soupirs d'agacement, et qu'est-ce que c'est que cette dérive érotique au milieu d'un post de juillet ?
Elle m'a dit qu'à la fin, très certainement ils allaient faire la chose du sexe.
Tant qu'ils s'amusent...
Evelyn.
Par Evelyn Dead
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Mercredi 9 juillet 2008
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06:40
... AND ONLY I HAVE THE KEY" de Sergio Martino, 1972.
Ce giallo a presque tout pour plaire: un titre parfait, et une héroïne qui en un plan rend caduque tout autre objet érotique, de l'Antiquité à
nos jours.

Edwige Fenech, une espèce de Drôlesse puissance 20
000.
L'écrivain raté, alcoolique, érotomane et décadent Oliviero Ruvigny, hanté par ses échecs et le souvenir malsain de sa mère disparue, fait
vivre un enfer masochiste à sa femme Irene. Celle-ci déteste en outre Satan (!), le chat noir de la maison, et lorsque les morts mystérieuses et cruelles (à la serpe) se multiplient autour de
son maboule de mari, elle trouve enfin une bonne raison de s'exercer au maniement des ciseaux...
Mais soudain entre dans le champ de la caméra Floriana (Edwige Fenech), et le film bascule comme ton coeur chavire.
Libérée, bi-sexuelle, arriviste et sûre d'elle, Floriana est parfaite.
Avec elle, le film (jusque là gentiment ennuyeux), prend une dimension inattendue en démultipliant son potentiel érotique. Qu'importe, dès lors, que l'histoire, inspirée d'un conte
d'Edgar Allan Poe, nous promène de fausses pistes en hallucinations gothiques jusqu'à un twist assez surprenant, qu'importe, puisque nous, tout ce qu'on veut, c'est contempler
Floriana.
Wow, c'est vrai, si je gagnais à la Loterie et que le gros lot était Edwige, je serais sans doute en plein rêve. Et si l'un(e)
d'entre vous connait le secret du voyage trans-temporelle, je voudrais revenir en 1972 et prendre un appart avec elle.
Et c'est comme ça que je termine ma critique ciné, il est très exactement 7h38, ce mercredi.
La satisfaction du travail bien fait.
Evelyn.
Par Evelyn Dead
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Jeudi 3 juillet 2008
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21:10
Jason Bourne se souvient enfin de l'endroit où il a garé sa bagnole. Mais c'est son ticket de parking
qu'il a maintenant égaré. Pauvre ex-CIA boy. De Madrid à Tanger en passant par Roquevaire et Moscou, c'est un boxon pas possible pour retrouver le petit bout de papier, et à un moment du
film, une nana se teint les cheveux en noir, ce qui doit vouloir dire quelque chose.
Pour être honnête, le spectacle n'est pas ennuyeux, mais c'est comme le dernier album de Johnny Hallyday: un jour, il faut savoir s'arrêter.
Sinon, vous avez vu ? C'est ailleurs, mais pareil. Pareil, mais ailleurs.
See you around,
Evelyn.
Par Evelyn Dead
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